À l'issue du déjeuner avec le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, l'AJIR a tenu son assemblée générale ordinaire pour 2006.
Rapport moral du président (extraits)
Cher amis,
Une petite année après une assemblée générale 2005 retardée, nous revoici donc ensemble pour celle qui vient clore 2006. Une année bien chargée pour l’information religieuse notamment en ce qui concerne le dialogue islamo-chrétien. Et cela s’est ressenti dans les travaux de l’AJIR.
Le 5 avril, nous avons ainsi rencontré le penseur musulman algérien Mustafa Chérif. Le 10 mai l’archevêque d’Alger, Mgr Henri Teissier. Et surtout, notre voyage à Istanbul, en septembre, aura été l’occasion, au-delà des questions œcuméniques et de l’orthodoxie, d’une plongée dans un monde islam en colère après la « controverse de Ratisbonne ».
La question de la place des chrétiens en milieu musulman n’a pas été oubliée comme nous l’a rappelé, le 28 avril, Mgr Brizard, directeur général de l’Oeuvre d’Orient, venu nous présenter son 150e anniversaire. Le sujet a également été évoqué l’autre jour avec le métropolite Emmanuel de France, séance de rattrapage pour ceux qui n’avaient pu participer au voyage de l’AJIR.
Autre sujet fort de l’année : la question des relations entre Rome et les lefebvristes. Dès le 8 janvier dernier, nous avions reçu Mgr Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X. Et après la création de l’Institut du Bon-Pasteur, en septembre, et l’éventualité d’un motu proprio libéralisant la messe tridentine, en octobre, la rencontre avec Mgr Le Gall, le 8 novembre à Lourdes, a été l’occasion d’une plongée franche dans les craintes de l’Église de France sur ce sujet.
Petite parenthèse, au sujet des relations entre journalistes et épiscopat… Qu’il me soit permis de regretter une nouvelle fois la façon dont les journalistes sont traités à l’assemblée plénière. Si je comprends tout à fait le besoin de discrétion, que nous soyons ainsi obligés de rester « à la porte », au sens littéral du terme, me reste en travers de la gorge… Je souhaite essayer une nouvelle fois de faire évoluer les mentalités mais, pour être franc, je ne suis pas sûr que les changements attendus en cours d’année à la tête de la conférence épiscopale permettent de faire évoluer notablement les choses… Fin de la parenthèse.
L’année dernière à cette même place, j’avais souhaité que notre association approfondisse ses activités de formation. Deux ont eu lieu cette année : la première, avec Sébastien Fath, autour du protestantisme évangélique, le 2 mars ; la seconde sur la situation de l’Église catholique en Chine, le 1er juin, avec Dorian Malovic et Régis Anouilh. L’une et l’autre auront permis aux participants de clarifier leur regard sur ces deux sujets complexes. Je souhaite que nous continuions ce genre d’expériences de partage de compétences entre nous, ou avec un expert, mais tout en conservant le principe de la gratuité de ces formations.
Avec l’ensemble de ces activités – 12 au total – nous avons tenu l’objectif que nous nous étions fixé : une activité par mois. Moins de déjeuners, plus de points-presse dont une grande partie ont eu lieu au Centre d’accueil de la presse étrangère. Je me félicite vivement de cette nouvelle collaboration qui nous permet d’organiser un grand nombre d’événements sans bourse délier. (...)
Je ne serai pas plus long. Je voudrais néanmoins avoir une pensée particulière pour Jean Bourdarias, ancien informateur religieux au Figaro, président de l'AJIR de 1971 à 1978, et qui nous a quitté le 15 février dernier.
Je souhaite remercier particulièrement les membres du Conseil d’administration sortant pour leurs idées et leur soutien. Toutes mes excuses pour ne pas avoir travailler plus en équipe que je ne l’aurais voulu. Il est vrai qu’il n’a pas toujours été possible d’articuler prévision à long terme et la réactivité qu’entraîne l’actualité.
Un grand merci à Odile Delissnyder pour son aide précieuse et son dévouement : l’absence de secrétaire général, depuis le départ de Philippe Clanché, n’ayant pas facilité les choses, elle a joué un rôle pivot au sein de l’AJIR. Merci à elle. J’espère à l’avenir que nous pourrons faire mieux.
Un grand merci, enfin, pour toute l’aide que tous vous apportez à l’animation de notre association.
Nicolas Senèze
Rapport financier pour l'exercice 2005 (résumé)
Dépenses : 2 680,27 €
Repas et rencontres : 1921,06 €
Frais de formation : 92,10 €
Avance hôtels Istanbul : 550 €
Frais divers de secrétariat : 117,31 €
Recettes : 4 831,50 €
Cotisations : 2680 €
Repas et rencontres : 1701,50 €
Remboursements hôtels Istanbul : 450 €
Solde positif du compte : 18 671 €
Les finances de l’association sont saines. (...) Elles pourraient toutefois se fragiliser à moyen terme. Certes, nous avons enrayé la baisse de cotisants. Le nombre est désormais stable, 63 en 2005 et 62 en 2006. C’est l’effet positif, me semble-t-il, de la baisse des cotisations. Au regard de la situation et du fait de la bonne santé de nos finances, je propose de les maintenir pour 2007 (...). En fait, il est nécessaire de maintenir le nombre de cotisants. Les cotisations actuelles permettent de financer le fonctionnement courant de l’assocation, sécrétariat et dépenses diverses y afférents.
Bernadette Sauvaget
Élections au Conseil d'administration
L'assemblée générale a ensuite procédé au renouvellement du Conseil d'administration. Ont été élus : Linda Caille (Mission), Laurence Chabert (AFP), Claire Chartier (L'Express), Catherine Coroller (Libération), Geneviève Delrue (RFI), Martin Feron (Le Jour du Seigneur), Jacques Fortier (Dernières Nouvelles d'Alsace), Jean Mercier (La Vie), Sophie de Ravinel (Le Figaro), Bernadette Sauvaget (Réforme), Étienne Séguier (La Vie) et Nicolas Senèze (La Croix).
Nota : à l'issue de l'assemblée générale, le Conseil d'administration s'est réuni. Il a désigné le bureau suivant : Nicolas Senèze (président), Mercier (vice-président), Martin Feron (secrétaire général) et bernadette Sauvaget (trésorière).